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October 2000 - Interpreting on the Private Market
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Mais bien volontiers, Madame la présidente !

Faites-vous partie de ces interprètes de cabine française qui accueillent d'un froncement de sourcils ces orateurs anglo-saxons donnant, à qui mieux mieux, du "Madam Chairperson", "Madam Chair", voire même "Chair" aux personnes de sexe féminin présidant les réunions, avant d'en rendre le sens, en réprimant un soupir, par un très distingué "Madame LE président" ? Car enfin, tout le monde sait que "Madame la Présidente" est réservé à l'épouse du président. Tout comme "Madame l'Ambassadrice" l'est à la moitié de l'ambassadeur.

Mais voilà, langue et société vont de pair. Et à ceux qui soutiennent, à la suite de l'Académie, que le genre dit masculin, en français, est le genre non marqué - un neutre en somme, ou que jamais les estafettes n'ont douté de leur identité - très majoritairement masculine - au motif d'un genre féminin, d'autres rétorquent que le refus des titres féminisés provient principalement d'un blocage psychologique, d'un déni de la réalité sociale. Avec la société, la langue change. Ce que d'ailleurs aucun interprète de conférence à l'oreille attentive ne viendra contredire.

Un homme - ou une femme - averti(e), en vaut deux. Et donc, cette semaine, à l'occasion d'une conférence au titre comminatoire, "les femmes changent le pouvoir", seul homme dans l'équipe, et dans la salle, je m'étais bien juré de ne pas m'y faire prendre. Ayant assimilé le B.A. BA de la Frauenpolitik, ayant compris que le gender mainstreaming passe par une rigoureuse analyse genre, je me mis à la féminisation des titres et métiers. Heureusement, Internet, encore lui, vint à mon secours. Et à celui - ou celle - qui se demande comment décliner au féminin médecin, chef-opérateur ou encore entraîneur, perforateur ou même cafetier, je ne peux que recommander la consultation du très utile Du féminin (http://jupiter.inalf.cnrs.fr/feminisation/), un site du CNRS et de l'Institut national de la langue française.

Dans un autre registre, les habitués des conférences informatiques savent la place que tient le jargon pseudo-technique dans ce secteur. Qui n'a jamais, avec les administrateurs de bases de données - pardon, les DBA - ,dilité des records dans des tables, répliqué des logs, ou codé une view avec sub-query ? Fallait-il franciser, adapter, au risque de l'incompréhension ? Probablement pas lorsqu'on traduit pour des spécialistes. Mais le grand public ne mérite-t-il pas un effort de traduction plus soigné ? Très certainement, rebondit Luc Bentz, en nous rappelant que "la traduction, dans le sens anglais => français est un exercice... de français" (http://www.chez.com/languefrancaise/2000/06/@mot.htm). On trouvera d'ailleurs sur ce très beau site, intitulé Langue française (http://www.chez.com/languefrancaise), quantité de liens qui viendront à point à l'interprète vers cette langue. Car, comme Queneau le rappelle en exergue de la page d'accueil, "le français normal poursuit son cours".

Bonne lecture !



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  J-P. Allain
Date: 13 Oct 2000 16:41
Subject: Excellent! J'ai adore ce petit article, plein d'humour, de

Excellent! J'ai adore ce petit article, plein d'humour, de bon sens et de conseils utiles!

  Bertold
Date: 15 Oct 2000 14:10
Subject: Une fois de plus, tu nous prodigues des conseils pleins de b

Une fois de plus, tu nous prodigues des conseils pleins de bon sens... Merci Vincent



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